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LOIRE : LES VIOLENCES CONJUGALES EN HAUSSE DANS LE DÉPARTEMENT

Vendredi 25 Novembre - 16:10

Société


Photo d'illustration, violences conjugales
En 2021, 210.000 femmes ont été victimes de violences conjugales, physiques ou sexuelles, en France. En tout, 122 en sont décédées. Malheureusement, la Loire n'échappe pas à cette triste réalité.


Ce vendredi, nous sommes le 25 novembre. Une date à part puisqu'elle est désignée par l'ONU comme "journée internationale pour l'élimination de la violence faites aux femmes" depuis 1999.


Des augmentations à deux chiffres



Pour l'occasion, la préfecture de la Loire avait organisé, ce vendredi matin, un comité de pilotage regroupant différents partenaires (justice, association, police, gendarmerie) afin de mieux appréhender les choses, d'améliorer les dispositifs et les prises en charge des victimes et des auteurs.

Car le sujet est important. En 2021, 210.000 femmes ont été victimes de violences conjugales. Un nombre en augmentation de 20% par rapport à 2020

Dans le département, les voyants sont aussi au rouge et plusieurs chiffres témoignent de l'ampleur du phénomène. Chaque mois, la police reçoit 340 appels en lien avec des différentes familiaux. Aujourd'hui, une garde à vue sur deux concerne des faits de violences conjugales.


"Tolérance zéro" sur le sujet



"Les faits de violences conjugales dans la Loire ont augmenté de 18%. On note malheureusement deux féminicides sur les dix premiers mois de l'année. L'augmentation est indéniable. Mais alors, qu'est-ce que cela restitue comme réalité ? Nous avons peut-être un effet de libération de la parole des femmes, ce qui est positif. Toujours est-il que nous ne sommes plus dans la demi-mesure, c'est tolérance zéro pour les violences psychologiques, verbales et bien sûr physiques", avance Catherine Séguin, préfète de la Loire.

Et dans l'optique de faire bouger les choses, qui de mieux qu'une victime pour parler de ces violences. Dans la Loire, des visuels et une BD ont été réalisés par "le collectif du 25 novembre". Aurélie, 25 ans, y a collaboré : "Pendant trois ans, j'ai vécu des violences de la part de mon mari, des coups ou des paroles blessantes. Ce projet me tenait à cœur, car on raconte son histoire et ça permet de se soulager un peu. Il restera une trace de ce que j'ai vécu et j'espère que ça donnera le courage à d'autres de s'en sortir".

Aidées par deux dessinatrices, les réalisations avaient pour but cette année de prévenir la violence chez les jeunes de moins de 20 ans. Découvrez-en certaines ci-dessous :

Quelques réalisations du "Collectif du 25 novembre" © DR